La démission, trois ans après !

Bonne fête Démission !!
Bonne fête DÉMISSIONNNN
Bonne FEEEETE, bonne FEEEETE, bonne fête démission !!!
demission

Ma démission a trois ans. Déjà trois ans. Je m’en rappelle comme si c’était hier.

J’avais écouté le film WILD, la veille. Et c’est en étant complètement absorbée par la quête de Cheryl , divinement interprétée par la sublime Reese que les mots de la lettre de démission ont poppé dans ma tête !

Je vous l’écris trois ans plus tard et j’ai encore les mêmes sensations et le cœur qui débat. À la limite je suis encore soufflée par ce courage que j’ai eu à ce moment-là.

Je me souviens d’écouter le film et de me censurer, en me disant ben voyons Karine, cela ne fait aucun sens.  Mais tout de suite après avoir terminé le film, j’ai écrit tout ce qui m’était venu à l’esprit dans un texte sur Word Perfect. C’était beau. C’était poétique. C’était doux. C’était bien senti. Pas de hargne, de colère de culpabilité. Une décision pour moi. Ca faisait des semaines, des mois même, que je ne parvenais plus à m’éclater. Je n’avais aucun plaisir, aucune vibration. E-Rien pantoute. Je trouvais ma job si plate que j’en manquais cruellement de motivation.

Paradoxalement, j’avais même été rencontré par mes patrons pour mon manque de  motivation, alors que le soir, je donnais une conférence sur la motivation. Seigneur !! vous comprenez !! J’étais dans mon boulot traditionnel telle une zombie sur le pilote automatique et je n’avais absolument aucun intérêt à lire des nouvelles. 

Je ne suis pas en train de blâmer mon ancien employeur, les circonstances… non non non cela serait beaucoup trop facile d’être une victime. J’étais en complète INCOHÉRENCE. Ce métier que j’ai tant aimé et qui m’a soulevé l’âme ne me convenait plus. Ce métier que j’ai exercé avec tant de passion peu importe le sujet, me laissait complètement de glace. J’ai trouvé cette  job-si-fabuleuse et elle est devenue d’un ennui mortel. Je trouvais mes tâches insignifiantes alors qu’elles auraient été adoré par un autre reporter. Bref, mes patrons avaient raison de me sermonner pour mon manque flagrant d’intérêt.

J’ai été capable de faire le constat de qui j’étais en train de devenir VS qui je voulais être. Ce n’est pas une tâche facile, mais c’est un challenge qui fait beaucoup grandir.

À 41 ans, voulais-je être la collègue détestable qui attend le weekend avec impatience ? Voulais-je être déprimée dès que le lundi se pointait ? Voulais-je être une victime des choix des patrons ? Voulais-je fusiller du regard chaque nouveau journaliste qui avait une promotion ? NON. La réponse était claire. Je n’avais pas envie de devenir comme cela. Je n’avais pas envie d’attendre ma retraite. Je n’avais pas envie de passer à côté de ma vie.

Donner sa démission n’est pas un coup de tête.

Si vous lisez rapidement, vous vous dites, ok j’écoute un film, j’écris ma lettre de démission et bingo la job est faite. ERREUR !

Le processus avant la démission a débuté peut-être 18 mois avant. Chaque fois qu’un changement me déplaisait, m’irritait ou m’affectait, je redoublais d’ardeur. C’est à dire que je lisais des bouquins sur le développement personnel, je travaillais sur moi, je dessinais, j’ai écrit mes forces et mes faiblesses, j’ai prié, j’ai médité et j’ai demandé à être éclairée. J’ai mis beaucoup de temps aussi sur la création du mouvement Karine et ses MV, une communauté de femmes merveilleuses qui fait le choix d’utiliser le sport comme puissant antidépresseur. Je croyais en mon don de communicatrice. Je savais que je pouvais faire du bien avec ma voix et mes mots. Et j’ai travaillé avec intention sur mes projets personnels.  J’ai béni ma paye aussi (sans lien avec la religion) j’ai eu de la gratitude pour chaque cent versé par mon employeur dans mon compte de banque. J’essayais de me concentrer le plus possible sur le positif.  Alors que je travaillais toujours pour le réseau de télé, j’ai commencé à donner des conférences dans des boutiques de sport, devant 10 -20 -25 personnes.  Des petits pas vers mon rêve.  Lorsque je discutais de  mon rêve de devenir conférencière ou donner des formations, tout le monde me disait, ben voyons, cela ne fait pas de sens. Tout le monde rêve d’avoir ta job. Quitter la TV pour donner une conférence par-ci par-là dans des magasins de sport ? Come on…

Ben moi j’y croyais. Ben ben fort. Sans l’ombre d’un doute. Ma vie pouvait être autre chose qu’une job à temps plein et 6 semaines de vacances. Ma vie pouvait être faite sur mesure. Que je pouvais devenir mes trois mots préférés: Liberté, créativité et abondance.

Lorsque j’ai donné ma démission, j’avais muri ma décision. J’étais prête. Lorsque j’ai pesé sur SEND, catapultant ma démission dans le virtuel et surtout directement dans la boîte courriels de mes patrons, je savais qu’il n’y avait plus de retour possible. J’avais sauté dans le vide – et j’attendais que le parachute se déploie.

Appuyer sur SEND est une geste héroïque. L’annoncer à son conjoint en est une autre ! Quoi ?? il ne le savait pas ? Pas tout à fait. Pas tant. Il me savait malheureuse, mais étant le salaire le plus élevé de la famille, je ne sais pas si vraiment il s’y attendait à ce moment. Ce départ avait quand même un potentiel explosif pour les finances familiales. (J’avais quand même été brillante… parce qu’en même temps que je bénissais ma paye tel qu’expliqué plus haut, j’ai vidé ma carte de crédit, ma marge de crédit, je me suis fait un petit coussin et j’ai géré mes finances avec une poignée de fer Je savais que je pouvais m’en tirer pendant quelques mois. )

-Minou ?

-oui ?

-J’ai quelque chose d’important à te dire ?

-ok quoi ? 

– j’ai donné ma démission .

– …. 

Il m’a pris dans ses bras et m’a dit bravo. Je voudrais bien revenir à ce moment-là pour entendre son cœur débattre.

Pourquoi je ne l’ai pas dit ? Parce que je ne voulais pas prendre sa réaction, ou ses peurs comme un frein à ma décision. Ce n’est pas que son opinion ne compte pas. Pas du tout. Mais il y a certaines actions qui doivent être prises selon notre propre feeling, notre intuition, sans égard à ce que les autres pensent.

La démission était pour moi une décision archi personnelle en lien avec ma foi et mon désir de sortir du cadre. Qu’il soit le cadre de la télé ou le cadre de la société. 

karine-tvasports

Photo trouvée sur le web – Elle est tirée du journal de Montréal l’article complet est ici . Le smile est vrai. On capote tous, TVA devient diffuseur officiel de la LNH 

Je n’ai jamais regretté cette décision. On m’a posé la question 5983495934 fois. Avec des yeux complices, le ton à la confidence, la main sur l’épaule:  »Karine, tu regrettes parfois ?  »  Pantoute, pas du tout, pas une seconde ni un dixième de seconde. Décision assumée à 110% J’ai choisi de quitter parce que la passion n’y était plus. Et je me suis promis que j’entretiendrais ma passion avec la vie, quitte à provoquer de grands changements. La télé ne me manque pas, le maquillage de me manque pas, le brushing ne me manque pas, le stress ne me manque pas. J’étais prête. Mon grand amour ne me faisait plus vibrer ce boulot n’était plus pour moi. Je l’ai aimé passionnément, à la folie avec mon coeur et mon âme. Croyez-moi. La petite Karine  a réalisé l’un des grands rêves de  sa vie. Ce rêve de lire les nouvelles je le portais depuis toute petite. La femme que je suis devenue avait besoin de nouveaux défis.

Est-ce que j’avais un plan B ? Oui. Celui de travailler dans un magasin de sports. Je sais que j’aurais été la meilleure vendeuse d’espadrilles de la planète. J’ai la passion du running shoe.

J’ai travaillé, j’ai bûché et je bosse encore très fort. Je bâtis une entreprise au service des gens. Je donne toujours des conférences, je fais  aussi du coaching de groupe grâce au web. Ca me donne l’impression de faire encore de la télé mais avec tout ce que j’aime. Ca m’arrive même d’avoir un joli top et d’être en bas de pyj. J’assume mes choix. Je vous écris ce blogue en pantoufles avec le cœur léger. Je célèbre mes choix de vie. J’honore le courage que j’ai eu il y a trois ans et même avant.

Sur une échelle de 1 à 10  – quelle est la note que vous donnez à votre  passion pour la job ? Si votre chiffre est bas qu’allez-vous faire cette année à court ou moyen terme pour insuffler de l’énergie à votre vie ? Souhaitez-vous demeurer à cet endroit même si chaque matin est pénible ? Gardez-vous cet emploi parce que cela ne fait aucun sens de quitter une job payante, des assurances, un fond de pension et 5-6 semaines de vacances.

Avant de peser sur SEND. je me suis posée une questions. En fait, je suis allée voir, en me fermant les yeux, comment j’étais à 90 ans. Et qu’est-ce moi, devenue une femme sage dirait à la ptite jeunesse de 41 ans. Son énorme sourire m’a réconforté. Elle m’a balancé cette phrase. Quelle décision extraordinaire tu as prise lorsque tu as choisi de tout balancer. Je suis revenue dans le moment présent. J’ai respiré et j’ai appuyé.

Je vous souhaite d’avoir le courage de faire de même si votre bonheur est l’une de vos valeurs.

Et ne demandez à conseil à personne.

Passion, courage et lumière.

Karine xox

PS le coaching à la carte de ce mois-ci peut peut-être vous éclairer un peu. Cliquez ici pour en savoir plus !

 

 

Commentaires
«