Mère parfaite et antidépresseur: Quand tout faire mène à la dépression

depression1J’étais à  prendre une gorgée de tisane lorsque je me suis solidement étouffée en lisant un article sur le site de TVA NOUVELLES intitulé

 

Les super mamans de plus en plus débordées.

 

Je vous fais un copier-coller du début de l’article.

Vingt ans après l’implantation du système de garderies publiques devant permettre aux mères de respirer, elles sont de plus en plus nombreuses à être épuisée  et à  consommer des antidépresseurs déplorent des experts.

« Certaines femmes ont envers elles-mêmes des attentes d’être parfaites, donc des mères parfaites, des professionnelles parfaites, des conjointes parfaites, dit-elle, et certaines poussent ces attentes vers un corps parfait. » Hélène Lee-Gosselin, directrice de l’Institut Femmes, Société Égalité et Équité.

À vouloir jongler avec la carrière, la famille, la forme physique, et la maison spic and span  »les femmes en sont devenues malades parce qu’elles sont convaincues que la société impose ces critères. Et qu’un faux-pas de notre part entrainerait automatiquement une diminution de notre valeur personnelle. Je suis une ancienne dépressive et médicamentée je saisis très bien la situation. Malgré le fait que j’ai déjà été dans cette douloureuse phase, je manque d’air je m’étouffe et je m’étonne. Nous sommes encore trop nombreuses à ne pas avoir compris que la situation peut être modifiée et que nous pouvons en faire une mission société.

Le texte nous dévoile aussi que de plus en plus de femmes consultent pour des troubles anxieux ou dépressifs « On vit dans un monde ou on met énormément importance sur le désir de corriger tout, d’atteindre la perfection » souligne Camillio Zacchia, psychologue de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas.

Ma sirène urgence hurle : Quels mots, quelles paroles dois-je utiliser pour stopper ce chaos interne? La dépression et l’anxiété s’infiltrent sournoisement dans notre esprit et provoque une gigantesque implosion. L’extérieur est intact, l’intérieur est détruit. Le problème c’est qu’on entend jamais le BOUM ! Notre âme est grignotée et on se réveille un matin dans un nuage de poussière si dense qu’on en perd le souffle.

La consommation d’antidépresseur ne cesse de croître chez les femmes, elles en prennent deux fois plus que les hommes.

La statistique m’attriste, mais je sais qu’il est possible de changer et de s’améliorer. Il est possible de renoncer à ce qui nous rend malade. J’aime l’expression qu’utilise Marianne Williamson pour décrire la dépression. C’est un rituel de passage dit-elle. Un rituel de passage. Douloureux mais nécessaire. 

Dans une tribut Massaï,  le rituel de passage des jeunes hommes est d’aller à la chasse aux lions. Les plus forts reviennent avec la bête. Les plus faibles n’en ressortent pas vivant. C’est à ce moment qu’on sépare les hommes des faibles. À chaque fois que je pense à cet horrible rituel, je me soulage d’avoir eu la dépression comme jambette de la vie. La dépression est venue au  coeur de mon âme pour m’apprendre à écouter  mon intuition et me délester de la pression sociale.  J’ai alors cessez de croire que j’avais  plus de la valeur aux yeux des autres si je me mettais une pression extrême. 

La dépression est notre coquille qui craque laissant sortir cette si belle lumière qui émane de nous. La dépression nous oblige à  faire un X sur la perfection et mettre à  nue notre si belle vulnérabilité humaine. La dépression nous amène dans l’oeil de l’ouragan et fait voler en éclats tout nos repères.  Elle permet alors une belle et lente reconstruction. C’est à  ce moment qu’on choisit chaque pièce afin de solidifier notre fondation.

J’ai honte je souffre de dépression !

 STOP ! vous n’êtes pas seules.

 D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la dépression est l’une des deux plus grandes causes d’invalidité à travers le monde. Je n’étais pas la seule, vous non plus. Pourquoi à ce moment encore parler de maladie honteuse ?  On estime que 1 femme sur 5 et 1 homme sur 10 souffriront de dépression à un moment donnée de leur vie. Au Canada, près de 3 million de personnes souffrent d’une grave dépression. Mais moins du tiers d’entre elles cherchent   obtenir des soins médicaux !

Signes et symptômes: 

Référence ici 

  • Une humeur dépressive (de la tristesse);
  • Une perte d’intérêt ou de plaisir à l’égard des activités quotidiennes;
  • Une modification de l’appétit ou des variations du poids corporel;
  • Une fatigue ou un manque d’énergie;
  • De l’insomnie (de la difficulté à  dormir) ou un excès de sommeil chronique;
  • Des changements perceptibles du niveau d’activité (une agitation anxieuse ou des réflexes ralentis)
  • Un sentiment d’autodépréciation ou de culpabilité
  • Des difficultés de concentration ou de prise de décision;
  • Des pensées récurrentes de mort ou de suicide.

D’autres symptômes de dépression pourraient se manifester, notamment :

  • Une perte d’intérêt à l’égard du travail et d’autres activités;
  • Un repli sur soi qui consiste à éviter les membres de la famille et les amis;
  • De irritabilité
  • Une tendance à  pleurer facilement;
  • Des hallucinations (la perception de phénomènes qui n’existent pas en réalité)
  • Des convictions irrationnelles (des idées fausses contraires à la raison);
  • Des douleurs musculaires et corporelles, comme des maux de tête, des douleurs articulaires ou une douleur abdominale (certaines personnes présentent ces symptômes plutôt qu’un sentiment de tristesse).

 

J’avais de l’anxiété, des larmes, de l’insomnie, des douleurs oculaires, un sentiment d’infériorité une perte d’intérêt pour le travail et toutes autres activités.  Des symptômes qui ont duré des semaines voir des mois, jusqu’à  ce que le stress me paralyse dans mon lit. Encore là, j’étais convaincue que c’était un virus et que 24heures plus tard je serais de retour au boulot. Finalement je suis revenue au travail 6 mois plus tard.

 

Mon seul petit conseil, consultez votre médecin. Parlez, exprimez ce mal être. Plus vite on en parle, plus vite la prise en charge se fait. Plus vite on revient à  une meilleure vie.

 

J’ai choisi de faire face à la dépression exactement de la même façon que j’aurais choisi fait face au cancer. Avec la même conviction et le même courage. L’un n’ est pas pire que l’autre. Les deux nécessitent l’appui médical et familial. Les deux forcent le repos, la méditation la prière et la saine alimentation. Les deux te connectent à  ton essence. Les deux te permettent de mieux saisir ce qu’est le privilège d’être en vie.

 

Malgré un gros job, une belle maison et un mariage heureux – je n’étais pas protégé de la dépression. Il n’y a pas de vaccin pas d’immunité.  J’ai choisi d’honorer le rituel de passage et apprendre à découvrir qui je suis et ce que je veux.

J’ai renoncé au look parfait, j’ai renoncé au job rêve et au salaire garanti. J’ai reconstruit ma vie et c’est sans aucun doute la plus belle réalisation de ma vie.

 

Je vous envoie une bouée de sauvetage, accrochez-vous pour y reprendre votre souffle. Ensuite, lentement et tout en douceur vous réussirez  à  remonter le courant.

 

Courage ! En vous libérant aujourd’hui de ce qui vous enchaîne à  la pseudo-perfection, vous libérez aussi vos enfants. Vous leur prouver qu’il est possible de vivre sa vie sans adhérer aux standards écrits nul part

 

CONSEILS :

  • Consultez votre médecin
  • Verbaliser clairement ce qui se passe (peu importe ce que les autres pensent ou disent)
  • Entreprendre une prise en charge (médication si nécessaire)
  • Bouger, marcher selon vos forces. La médication est une bouée de sauvetage mais ne guérit pas tout.
  • Méditation et ou respiration lente et profonde.
  • Bien dormir
  • Bien se nourrir.
  • Etre douce et bienveillante envers soi-même

PS: La poussière peut attendre. Votre santé mentale non. Prenez soin de vous.

 

Je prépare un cours en ligne sur la dépression – qui ne remplacera jamais une consultation médicale,

mais qui peut vous aider à y voir plus clair.

 

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